Facebook : Combien un « J’aime » vaut-il?

Expertise

29 août 2011 – 13h36

Si vous êtes sur Facebook, magasinez sur Amazon, vendez des choses sur eBay, recherchez sur Google pour un hôtel dans une ville inconnue ou faites des achats sur iTunes, vous êtes probablement familier avec les outils d’évaluation. Nous parlons du fameux bouton « J’aime » de Facebook (généralement un petit signe de pouce en l’air) ou les étoiles attribuées à des articles d’actualité ou à des produits sur des sites de commerce en ligne.

Bien que Facebook ait popularisé cet outil, le bouton « J’aime » apparait maintenant sur une multitude de sites et de blogues (avec un compteur de vote dynamiques à ses côtés). La recommandation du public influence donc fortement la lecture d’un article, l’achat d’un produit ou le visionnement d’une vidéo. Selon eMarketer, une firme de recherche américaine, les médias en ligne et les sites de commerce en ligne l’ont compris: plus de la moitié d’entre eux ont intégrés (ou souhaitent le faire dans les 12 prochains mois) le bouton « J’aime » de Facebook à leur plateforme.

Ce bouton « J’aime » possède également une valeur virtuelle qui pourrait être vendue sur le marché boursier en tant que devise. Imaginez les nouvelles: «Après l’abus récent de certaines marques, la confiance dans le bouton « J’aime »est désormais au plus bas de tous les temps. Mais grâce à l’action rapide de la part de la Banque Centrale de Facebook et des autorités de régulation du « J’aime », il y a espoir le voir rebondir et d’affronter le dollar… »

Plus sérieusement, ChompOn.com, une plate-forme d’optimisation des revenus pour les sites de e-commerce, a évalué le «J’aime» à 8 $, en comparant le nombre de «j’aime» et le nombre de ventes immédiates d’un produit « aimé ». La méthode de calcul peut être discutable, mais il démontre la réalité concrète de sa valeur.

Cette évolution du bouton « J’aime » est à la fois encourageante et inquiétante. Encourageante dans le sens que la meilleure façon d’être «aimé» est de produire de bons films, de bons produits et de bons articles. Il constitue une représentation réelle de la popularité d’un produit ou service, basée sur l’enthousiasme et le désir de la partager. Le côté plus sombre est la corruption potentielle de cet outil de recommandation. Entre l’explosion du bouton «J’aime» à des fins commerciales et la suspicion envers certaines recommandations qui sont trop favorables ou envers « l’accro du J’aime » que nous avons tous sur notre liste d’amis Facebook, on risque fort de diluer la crédibilité de cette forme de publicité.

Une fois passée la candeur insouciante du début de recommandations en ligne, nous devons faire l’effort de comprendre le contexte et la source des avis que nous rencontrons dans nos recherches. Développons notre regard critique et devenons des experts dans l’interprétation de notes: 1000 personnes qui donnent quatre étoiles à un produit sont plus crédibles que 10 qui lui en donnent cinq. Mais surtout, n’oublions pas que la meilleure des opinions est celle des gens que nous connaissons et en qui nous avons confiance.

Pour terminer, selon vous, quelle marque utilise le «J’aime» au meilleur de son potentiel?
Et quelle crédibilité accordez-vous au bouton «J’aime? »

Jean-Pascal Mathieu (traduit de l’original)


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