Vendre plutôt que jeter -ou comment profiter au maximum de vos vieux trucs

Culture

8 décembre 2011 – 14h13

Librement traduit du billet de Laura Chambers.

La consommation de masse, c’est fini. Faites maintenant place au « re-commerce ». C’est du moins ce que la panoplie de nouvelles initiatives dirigées par les marques, les plateformes en ligne, les programmes de rachat et les marchés virtuels voudraient nous faire croire en cette saison de vacances.

De façon croissante, les consommateurs utilisent Internet à leur avantage, trouvant des façons de se débarrasser de leurs vieux trucs et de potentiellement en tirer profits. Il s’agit d’une initiative brillante, tant d’un point de vue financier qu’au niveau de l’espace que cela génère dans les maisons! : Désencombrer et faire un peu d’argent… voilà une idée.

Pour les détaillants de produits et services, la tendance du « re-commerce » offre une occasion précieuse de se connecter avec un nouveau bassin démographique de consommateurs, qui s’étend bien au-delà de leurs marchés cibles initiaux. On pourrait même aller jusqu’à dire qu’il s’agit d’un scénario gagnant-gagnant pour tous les partis impliqués.

Pensez-y…

InstantLuxe est un marché en ligne pour des produits de luxe d’occasion, où les utilisateurs peuvent acheter et vendre des bijoux, des sacs à main, des montres et des accessoires issus des marques les plus exclusives au monde. Chaque produit vendu est évalué par un évaluateur professionnel certifié et est livré avec une preuve d’authenticité.

EcoSquid.com est un moteur de recherche de comparatif qui aide les utilisateurs à obtenir le meilleur prix des gadgets électroniques anciens et moins anciens. Entrez simplement le nom et le numéro de produit d’un article et EcoSquid génèrera une liste d’offres provenant des entreprises qui achètent des produits électroniques usagés. Si un article n’a pas de valeur de revente, EcoSquid vous proposera des options de recyclage afin que vous puissiez en disposer de manière responsable.

Dans le cadre de leur Common Threads Initiative, Pantagonia encourage ses clients à réduire leur consommation et à tirer le meilleur parti de leur équipement de plein air. En partenariat avec eBay, la société a créé une boutique en ligne de vêtements usagés où les clients peuvent acheter et vendre leurs vieux vêtements et accessoires.

L’application mobile Amazon Student, quant à elle, nous permet de magasiner où que nous soyons. L’application offre des fonctionnalités intégrées pour acheter et vendre des biens à partir d’un simple clic sur un bouton. Dans le cadre du programme d’échange d’Amazon, des livres, des jeux, des films et des produits électroniques peuvent être vendus en échange de cartes-cadeaux Amazon. Le lecteur de code-barre vous permet aussi de vérifier les prix.

Techniquement, le « re-commerce » n’est rien de nouveau en soi, il a toujours existé. Seulement, nous le connaissions sous forme de petites annonces dans le journal local et lors de vente de garage dans la rue. Sa récente évolution numérique est intéressante — défiant potentiellement la frénésie de la consommation axée sur le fabricant, caractéristique des années passées.

Laura Chambers (tirée de la version originale)


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La valeur d’un fan sur Facebook

Culture

2 décembre 2011 – 9h56

Depuis que les pages de fans Facebook ont commencé à apparaître, les spécialistes en marketing essaient tant bien que mal de déterminer la valeur d’un adepte (il en est de même pour les followers sur Twitter). Bien que Facebook puisse s’avérer précieux pour les affaires d’une entreprise, son investissement doit tout de même être justifié.



En conséquence, nous voyons toutes sortes de chiffres et statistiques provenant souvent de mathématiciens autoproclamés armés d’algorithmes divers. La danse des nombres commence donc ainsi : 1,07 $ (le Wall Street Journal), 3,60 $ (Vitrue) et même 136.38 $ (Syncapse). 

Bien sûr, les marques achètent l’avis de ces soi-disant experts — après tout, c’est leur travail de savoir comment déterminer la valeur d’un adepte, n’est-ce pas? Pourtant, déterminer la valeur d’un adepte, d’une façon arbitraire, sans prendre en considération le contexte de la marque (la façon dont elle est sur Facebook) est dangereux.



La règle qui apparaît un peu partout de nos jours consiste essentiellement à prendre en considération le coût d’acquisition et de l’incorporer (un peu trop rapidement) à la valeur d’un adepte. Cela peut sembler rationnel, puisque c’est comme ça avec la publicité. Et pourtant, c’est risqué de combiner le coût d’acquisition avec la valeur. D’ailleurs, si vous voulez vraiment calculer la valeur, vous devez également (et nécessairement) inclure le coût de gestion de la page. Mais bon, que pouvez-vous faire?



La valeur potentielle d’un adepte est doit être déterminée dans une vision à long terme et dépendre de ses habitudes d’achat ou de l’influence qu’il possède sur le comportement d’achat des autres.

Bien que le bouche-à-oreille et l’influence ne peuvent être mesurés de efficacement, ils ne doivent pas être exclu de l’équation. Quelques essais ont été réalisés pour mettre cette influence à l’épreuve, générant des résultats généralement positifs.



Il semble clair que la valeur d’un adepte peut changer sur une base mensuelle. De plus, considérant que tous les fans n’ont pas les mêmes habitudes d’achat, la même influence ou la même implication émotive avec la page, on peut conclure que chaque adepte a sa propre valeur individuelle.

Nous pouvons mettre ça tout beau, calculer la valeur d’une communauté, puis la diviser par le nombre de fans, mais il est important de souligner que chaque marque a des fans qui ont été gagnés et que la valeur de ces fans est basée sur ce que la marque a fait (ou fait encore) pour les gagner. 

Par conséquent, il est difficile de comparer une marque à une autre.

En conséquence, nous voyons parfois des comparaisons douteuses entre deux marques issues de secteurs complètement différents. Prenez BMW et Coca-Cola par exemple. Si une personne consomme pour 2700 $ de Coca Cola par an, nous pourrions sans doute dire qu’il est un vrai fan, alors que si un pilote BMW dépense la même quantité sur sa voiture, cela démontrerait que sa voiture n’est pas bien entretenue.


Et c’est justement le point : vos fans ne sont pas tous des clients et pour l’instant, il n’existe pas d’outils permettant de séparer les uns des autres (il existe une application qui vous permet de télécharger votre liste de clients et de voir combien d’entre eux sont fans, mais l’inverse n’est pas encore possible).



Pour résumer : si vous voulez connaître la valeur de vos fans, testez leurs réactions à des promotions spécifiques et regardez comment ils recommandent vos produits. Mais surtout, quoi que vous fassiez, ne comptez pas sur des statistiques miracles pour justifier vos opérations!

Grégory Pouy (Tiré de l’article original)


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iPhone et Android: l’utilisation inattendue des renseignements personnels.

Culture

7 novembre 2011 – 9h52

Librement traduit du billet de Jean-Pascal Mathieu.

Il y a quelque temps, le Boston Globe l’article « Weapons in the battle », visant à démontrer comment les ordinateurs améliorent quotidiennement notre vie.

Les hivers à Boston étant plutôt rudes, les routes en sont conséquemment affectées. La Ville s’est donc dotée d’un camion appelé Patcher Pothole Pro-Patch qui arpente les rues à la recherche de nids-de-poule à réparer. Cela a éventuellement conduit au développement de Street Bump, un prototype d’application mobile qui utilise le GPS et l’accéléromètre présents dans les téléphones intelligents pour signaler automatiquement les nids-de-poule à la Ville lorsque la voiture en frappe un. La Ville aurait alors accès à une mise à jour en temps réel sur une carte qui indiquerait où se trouvent les nids de poules et leur niveau de priorité, basé sur le nombre de véhicules qui les auraient touchés.

L’utilisation de l’information générée et transmise par un téléphone pourrait donc contribuer à améliorer de nombreuses facettes de notre vie quotidienne. Où sont les embouteillages? Y-a-t-il foule au bureau de poste? Une fois que nous ouvrons la porte, les idées de la façon d’utiliser ces informations abondent.

Mais sommes-nous prêts à offrir des données extrêmement personnelles afin de construire une intelligence collective? L’anxiété générée par le fait que les iPhone et les Androids peuvent régulièrement transmettre notre emplacement à Apple et Google illustre combien cette question est sensible. L’imagination derrière le marketing des marques et des start-ups a également démontré que beaucoup de gens sont prêts à fournir des informations s’ils perçoivent un avantage personnel direct. Qu’est-ce que serait alors un avantage indirect collectif?

Il serait malheureux que des idées comme le détecteur de nids de poules à Boston n’aboutissent pas en raison d’un manque de confiance autour de la légitimité de la transmission de données. Imaginez un programme ou une instance neutre ou (quelque chose avec un objectif fort et clair, concernant un bien commun) dont le rôle serait de réaliser des projets d’intérêt général, dérivés de données anonymes transmises par nos téléphones, disponibles sur une base volontaire.

En terminant, voilà un exemple de précédent existant, mais à un autre niveau : l’infrastructure ouverte de Berkeley pour le Network Computing (BOINC) qui est une plateforme open source permettant aux scientifiques d’utiliser la puissance de calcul des ordinateurs personnels du monde entier. Avec la permission de l’individu, cette plateforme puise dans la puissance de traitement de l’ordinateur quand il n’est pas utilisé à d’autres fins. Et dans l’objectif d’impliquer l’individu dans le processus, ce dernier est à même de choisir les projets qui bénéficieront de la puissance de son ordinateur!

Jean-Pascal Mathieu – Vice-Président Stratégie à Paris (Traduit de l’original)


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