Quel est l’objectif réel de Google avec Google+?

Expertise

8 septembre 2011 – 10h10

Cela fait environ 2 mois que Google a ouvert à tous Google + et on estime aujourd’hui que le nombre d’utilisateurs dépasse les 18 millions (je sais que nous sommes encore loin de Facebook avec ses 750 millions d’utilisateurs dans le monde entier). 

Puisque nombreux sont ceux qui perçoivent Google + comme la tentative de moteur de recherche qui irait chercher la part du marché social et qui surpasserait Facebook, j’ai pensé utiliser ce billet pour mener une comparaison des fonctionnalités de chacun et j’ai rapidement réalisé que cela avait déjà était fait dans la blogosphère.

J’ai donc fait un pas en arrière et je me suis demandé : pourquoi Google tente-t-il de rattraper Facebook? Ils doivent assurément réaliser qu’en entrant aussi tard dans le jeu, cela les place dans une situation désavantageuse. Puis ça m’a frappé : et si Google ne s’attaquait pas réellement au marché social? Si au lieu de cela, ils avaient un plan entièrement différent pour l’utilisation de Google +. Un mot résonnait en moi : convergence. 

En quoi la convergence est-elle importante? Simplement parce qu’elle consolide les nombreuses activités qu’une personne fait normalement, en utilisant différentes applications et plateformes, et les regroupe ensemble pour les rendre accessibles à travers un point d’accès unique (le Cloud dans ce cas).

Pour bien comprendre l’idée de convergence dans le paysage de Google, jetons un coup d’œil à l’offre de Google : 

Communication : Avec plus de 170 millions d’utilisateurs actifs, Gmail est la deuxième plateforme de courriels la plus utilisée en Amérique du Nord, ce qui offre à Google un énorme bassin d’individus qui communiquent activement par le biais de cet outil. 

Collaboration : Avec sa suite Office libre (Google Docs) disponible via le Web, Google permet à l’utilisateur de partager et collaborer sur des documents en temps réel.

Plateformes : Au moment du  rachat d’Android, on parla d’un coup énorme et surtout, très surprenant. Cependant, cette initiative vers un système d’exploitation mobile a offert à Google une plateforme additionnelle avec laquelle opérer. Avec les appareils Android qui gagnent en popularité et le nombre croissant d’applications disponibles sur le marché Android (y compris Google +), Google cherche à étendre sa portée.

De plus, l’introduction de Chromebook a permis à Google de présenter son système d’exploitation léger, Chrome, comme une alternative aux systèmes d’exploitation traditionnels tels que Windows et Mac OSX. Un développement qui a d’ailleurs contribué à enraciner Google dans le domaine du Cloud Computing. En l’absence d’applications stockées localement sur une machine et un accès disponible que par Internet, tout ce dont les utilisateurs ont besoins pour accéder aux services Google, c’est un compte Gmail. 

Tout cela nous ramène à la question initiale, qu’avait Google en tête avec l’implantation de Google +?

Pensez à Google+ comme étant la couche de collaboration qui relie toutes ces applications et ces plateformes ensemble. En ayant un compte Gmail, ce n’est pas seulement la communication qui est prise en charge. Ce compte devient littéralement une colonne vertébrale, servant d’authentification à Google Docs et Google + (tant pour les versions Web que pour les applications Android) et de connexion principale pour le Chromebook. 

Maintenant, imaginez que Android et Chromebook puissent, tous les deux, avoir accès à toutes les fonctionnalités de Google + disponibles. En prenant les informations des cercles et du chat vidéo et en les combinant avec la nature collaborative de Google Docs, il devient très facile d’imaginer un environnement collaboratif riche utilisé par les entreprises et les élèves pour partager le travail, terminer des travaux de groupe et participer à des discussions sérieuses.

Donc, si Google + est construit avec des objectifs de convergence, à quoi pouvons-nous nous attendre pour la suite? 

Nadeem VISANJI, Stratège Web
(Traduit de l’original)


Publié par Véronique Landry

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Infographie: l’histoire des moteurs de recherche

Expertise

6 septembre 2011 – 9h31

Apprendre du passé est la meilleure façon de prédire l’avenir. Jimena Catalina et José Llinares, deux collègues d’Espagne, l’ont compris et ont travaillé ensemble pour créer cette infographie qui retrace l’histoire des moteurs de recherche.

Pour ce faire, elles ont divisé l’information en quatre sections :

LA RECHERCHE, en général, comprend les faits les plus génériques sur la recherche.

LE SEO inclut les faits qui ont influencé le classement organique.

LE SEM est la zone qui englobe les principaux évènements qui ont changé l’industrie en ligne et ainsi que le paysage médiatique sur le Web.

LE SOCIAL commence au tout début, loin des récentes modifications des moteurs de recherche, pour se rendre jusqu’au moment où le social est devenu un élément clé de la recherche.

Véronique
Traduit de l’original


Publié par Véronique Landry

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Facebook : Combien un « J’aime » vaut-il?

Expertise

29 août 2011 – 13h36

Si vous êtes sur Facebook, magasinez sur Amazon, vendez des choses sur eBay, recherchez sur Google pour un hôtel dans une ville inconnue ou faites des achats sur iTunes, vous êtes probablement familier avec les outils d’évaluation. Nous parlons du fameux bouton « J’aime » de Facebook (généralement un petit signe de pouce en l’air) ou les étoiles attribuées à des articles d’actualité ou à des produits sur des sites de commerce en ligne.

Bien que Facebook ait popularisé cet outil, le bouton « J’aime » apparait maintenant sur une multitude de sites et de blogues (avec un compteur de vote dynamiques à ses côtés). La recommandation du public influence donc fortement la lecture d’un article, l’achat d’un produit ou le visionnement d’une vidéo. Selon eMarketer, une firme de recherche américaine, les médias en ligne et les sites de commerce en ligne l’ont compris: plus de la moitié d’entre eux ont intégrés (ou souhaitent le faire dans les 12 prochains mois) le bouton « J’aime » de Facebook à leur plateforme.

Ce bouton « J’aime » possède également une valeur virtuelle qui pourrait être vendue sur le marché boursier en tant que devise. Imaginez les nouvelles: «Après l’abus récent de certaines marques, la confiance dans le bouton « J’aime »est désormais au plus bas de tous les temps. Mais grâce à l’action rapide de la part de la Banque Centrale de Facebook et des autorités de régulation du « J’aime », il y a espoir le voir rebondir et d’affronter le dollar… »

Plus sérieusement, ChompOn.com, une plate-forme d’optimisation des revenus pour les sites de e-commerce, a évalué le «J’aime» à 8 $, en comparant le nombre de «j’aime» et le nombre de ventes immédiates d’un produit « aimé ». La méthode de calcul peut être discutable, mais il démontre la réalité concrète de sa valeur.

Cette évolution du bouton « J’aime » est à la fois encourageante et inquiétante. Encourageante dans le sens que la meilleure façon d’être «aimé» est de produire de bons films, de bons produits et de bons articles. Il constitue une représentation réelle de la popularité d’un produit ou service, basée sur l’enthousiasme et le désir de la partager. Le côté plus sombre est la corruption potentielle de cet outil de recommandation. Entre l’explosion du bouton «J’aime» à des fins commerciales et la suspicion envers certaines recommandations qui sont trop favorables ou envers « l’accro du J’aime » que nous avons tous sur notre liste d’amis Facebook, on risque fort de diluer la crédibilité de cette forme de publicité.

Une fois passée la candeur insouciante du début de recommandations en ligne, nous devons faire l’effort de comprendre le contexte et la source des avis que nous rencontrons dans nos recherches. Développons notre regard critique et devenons des experts dans l’interprétation de notes: 1000 personnes qui donnent quatre étoiles à un produit sont plus crédibles que 10 qui lui en donnent cinq. Mais surtout, n’oublions pas que la meilleure des opinions est celle des gens que nous connaissons et en qui nous avons confiance.

Pour terminer, selon vous, quelle marque utilise le «J’aime» au meilleur de son potentiel?
Et quelle crédibilité accordez-vous au bouton «J’aime? »

Jean-Pascal Mathieu (traduit de l’original)


Publié par Véronique Landry

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